Le jeune Edmund est un enfant turbulent et assez difficile. A Narnia, il est dangereusement tenté de rejoindre les forces du mal aux côtés de la Sorcière Blanche. Les cinéastes ont eu du mal à trouver celui qui incarnerait ce garçon toujours prêt à jouer un mauvais tour, mais qui va apprendre à agir justement. Ils n'ont découvert SKandar Keynes qu'au dernier moment.
« Edmund est le personnage le plus développé dans le livre, commente Adamson, et d'une certaine façon, il a été le plus facile à se représenter, mais le plus difficile à trouver ! Et puis Skandar est arrivé, il était brillant, drôle, plein d'énergie... et inquiétant à souhait ! Il avait une merveilleuse noirceur dans le regard, et il était à la fois malveillant, gentil et adorable ! C'étaient les traits de caractère que devait posséder Edmund, pouvoir se montrer noir et être pourtant sympatique. »
Originaire d'une famille londionienne apparentée à Charles Darwin, fils de l'auteur Randall Keynes, Skandar a impressionné tout le monde sur le plateau par son intelligence et sa sagesse. Agé de 14 ans à présent, il a lu pour la première fois « Le Lion, la Sorcière Blanche et l'Armoire magique » quand il avait 8 ans, et avait tout de suite préféré Edmund.
Le jeune acteur confie : « J'ai le meilleur des quatre rôles ! Je le préfère à tous les autres. Edmund me ressemble beaucoup : il est bravache, c'est un petit tyran, et oui, il succombe facilement à la tentation... Edmund est le mouton noir de la famille, et il embête toujours Lucy. Mais au final, Narnia fera de lui quelqu'un de bien, et il finira par apprécier sa famille. Il va être celui qui connaîtra le changement le plus radical. »
Le jeune acteur se souvient : « J'ai eu beaucoup de mal à ne pas sourire pendant la première scène que nous avons tournée dans le décor, alors que je devais avoir l'air terrifié ! C'était vraiment magique, j'avais du mal à y croire tellement c'était beau !
« Heureusement, Andrew Adamson nous a énormément aidés. On pouvait compter sur lui pour les scènes difficiles. Il a fallu que je pleure devant la caméra, et je ne crois pas que j'y serais arrivé sans lui. Nous nous sommes assis à l'écart pendant quelques minutes, nous avons parlé de choses que j'avais vécues, et ça m'a aidé à approcher l'état d'esprit que je devais atteindre. En fait, il fallait que je regarde un renard en images de synthèse, et soudain Andrew était là et il n'y avait plus que lui qui me parlait... J'ai réussi, grâce à lui. »